Un lieu de travail en milieu rural : une ferme en exploitation à Rougemont (Québec) Le réseau public a été très habile à trouver des stages stimulants et des emplois permanents sur le marché du travail régulier. L’époque des ateliers de travail protégés répartis dans nos villes et municipalités est révolue. Un peu partout, on ferme ces ateliers et on met en œuvre des mécanismes novateurs d’intégration des adultes handicapés dans la population active. Cela dit, notre réseau public de services couvre un vaste territoire dans lequel la campagne et les terres agricoles sont omniprésentes et pourtant, les possibilités de travail y sont rares, un peu comme si nos fermes et le travail agricole n’existaient pas. Ce problème peut être dû en partie au fait que ce sont des professionnels urbains qui planifient les services destinés aux personnes handicapées qui vivent également dans un milieu urbain.Par ailleurs, il est évident qu’une ferme offre un vaste éventail de possibilités de travail, allant des soins des animaux au jardinage ainsi qu’aux travaux dans les champs et les vergers, qui peuvent être stimulantes pour des personnes ayant une déficience intellectuelle. Une analyse préliminaire du problème nous a poussés à conclure que les possibilités de travail agricole sont limitées parce que le réseau n’a pas accès à des fermes. Nous avons aussi constaté que les personnes ayant une déficience intellectuelle et de graves problèmes de comportement ne peuvent peut-être pas trouver du travail dans un milieu urbain pour des raisons de sécurité. La possibilité de travailler sur une ferme ouvrirait la porte à de nouvelles possibilités de travail pour ces personnes et elle offrirait un environnement dans lequel la personne pourrait se détendre et se sentir plus en sécurité. Pour compléter la gamme des options disponibles dans le réseau public de services en matière de stages et de possibilités d’emplois et pour tirer pleinement parti des terres agricoles disponibles sur notre vaste territoire, la Fondation Butters a déterminé qu’il était urgent d’avoir accès à une ferme située au cœur du territoire couvert par l’établissement public. Grâce aux fonds amassés au cours de la dernière grande campagne de financement, la Fondation a fait l’acquisition d’une ferme de 100 hectares par l’intermédiaire de son entité sœur, Les Maisons Butters inc., en périphérie de Rougemont (Québec), le long de la route 112. Des rénovations sont en cours en vue d’accueillir jusqu’à huit adolescents et adultes dans des chambres individuelles. Notre partenaire public, le CRDI Montérégie-Est, offrira un service de répit aux familles de sa clientèle pour des périodes s’étendant sur quelques jours, quelques semaines ou quelques mois. Ces clients auront la chance de vivre sur une ferme et de participer aux activités agricoles courantes. ![]() L’ouverture du service est prévue pour la fin de l’automne 2010 et l’inauguration s’est déroulée le vendredi 18 juin 2010. Y ont assisté les représentants des principaux donateurs, de la Fondation Butters et du réseau public de la réadaptation, notamment la ministre déléguée aux Services sociaux, Mme Lise Thériault (voir le communiqué et les coupures de presse ). La ministre a coupé le ruban pour inaugurer le projet. Une enseigne et une plaque ont été dévoilées pour honorer la mémoire de notre principale donatrice et l’inspiration du projet, la regrettée Pam Dunn (voir les photos ci-jointes). |
Fonds commémoratif
Fonds commémoratif Pam DunnAfin de concrétiser sa vision sur la Ferme, la Fondation a créé le Fonds commémoratif Pam Dunn qui servira à l’achat, l’entretien et le soin de différents animaux, petits et gros, pour la Ferme.
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Le réseau public a été très habile à trouver des stages stimulants et des emplois permanents sur le marché du travail régulier. L’époque des ateliers de travail protégés répartis dans nos villes et municipalités est révolue. Un peu partout, on ferme ces ateliers et on met en œuvre des mécanismes novateurs d’intégration des adultes handicapés dans la population active. Cela dit, notre réseau public de services couvre un vaste territoire dans lequel la campagne et les terres agricoles sont omniprésentes et pourtant, les possibilités de travail y sont rares, un peu comme si nos fermes et le travail agricole n’existaient pas. Ce problème peut être dû en partie au fait que ce sont des professionnels urbains qui planifient les services destinés aux personnes handicapées qui vivent également dans un milieu urbain.
